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Contrôle d'accès coworking : quelle solution choisir ?

Clé, code, badge, smartphone ou biométrie : le comparatif des solutions de contrôle d'accès pour votre espace de coworking, et comment les automatiser.


Six familles de solutions permettent de contrôler l'accès à un espace de coworking : la clé, le code, le QR code, le badge, le smartphone et la biométrie. Elles se distinguent moins par leur sécurité que par la charge de gestion qu'elles vous imposent au quotidien — et c'est ce critère-là, pas la technologie, qui devrait décider. Voici le comparatif, et ce qui change vraiment la vie d'un gestionnaire.

Les espaces de coworking sont souvent ouverts sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Comment faire, alors, pour ne pas être présent en permanence pour l'accueil ? Plusieurs options s'offrent à vous, de la plus basique à la plus technologique. Mais attention : toutes impliquent un certain niveau de confiance envers vos coworkers. La confiance n'excluant pas le contrôle, pensez à compléter par des solutions de sécurité comme la vidéosurveillance.

Le comparatif en un coup d'œil

SOLUTION COÛT GESTION AU QUOTIDIEN TRAÇABILITÉ RECOMMANDÉ POUR
Clé Très faible Lourde Très petits espaces
Code / boîte à clé Très faible Lourde Dépannage
QR code Faible Moyenne Partielle Petits espaces
Badge Moyen Moyenne Bonne Espaces intermédiaires
Smartphone Moyen à élevé Légère Excellente Tous, dès 50 postes
Empreinte digitale Élevé Légère Excellente Cas particuliers

La colonne qui compte vraiment : la gestion au quotidien. C'est elle qui décide, pas la technologie.

Les six solutions en détail

Une clé pour chacun des coworkers

Vous en verrez vite la contrainte et les risques : perte, prêt, reproduction. Ce type d'accès est à réserver aux très petits espaces de coworking.

Variante fréquente, la clé dans une boîte à code à l'entrée. Attention à ce que vos coworkers n'oublient pas de l'y remettre et ne l'emportent pas chez eux par inadvertance. Et dans ce cas, il vous faudra gérer la clé et le code de la boîte.

Accès à un espace de coworking par code ou par QR code sur un clavier de porte

Un code ou un QR code

Le code est à renouveler régulièrement — idéalement à chaque départ — et donc à retransmettre à chacun, à chaque fois. Pour le QR code, veillez à ce que chacun soit nominatif, et renouvelez-le tout aussi souvent : il se partage d'une simple capture d'écran.

Ouverture d'une porte d'espace de coworking avec un badge d'accès sans contact

Un système par badge

Chaque coworker possède son propre badge. Le système est très pratique et a fait ses preuves, mais il traîne une logistique un peu lourde : activation des badges au boîtier, pertes, casses, remplacements. Son principal avantage est ailleurs — dans le sentiment d'appartenance qu'il procure, un peu comme une carte de fidélité.

Un système commandé par smartphone

C'est le meilleur compromis, et la meilleure solution que j'ai vue fonctionner. Plus technologique que le badge, donc un peu plus coûteuse, mais facilement traçable et avec des autorisations personnalisables à la volée. Plus de support physique à produire, à remplacer ou à récupérer au départ d'un membre.

Contrôle d'accès par empreinte digitale sur une serrure d'espace de coworking

Un système par empreinte digitale

Techniquement remarquable, mais très coûteux et souvent perçu comme trop intrusif par les coworkers. À réserver à des besoins de sécurité particuliers — et pensez au cadre réglementaire : la biométrie relève de traitements de données sensibles, avec des obligations spécifiques.

Le vrai critère de choix : la charge de gestion

Quelle que soit la technologie retenue, l'essentiel est de pouvoir la piloter de manière fluide au quotidien. Et c'est là que la plupart des projets sous-estiment le sujet.

Ne minimisez pas le nombre de créations de comptes, de désactivations et de corrections que vous aurez à faire chaque semaine. Un badge perdu, il faut le refaire et le paramétrer. Une arrivée, un départ, une équipe qui s'agrandit, un contrat qui change de zone : autant d'opérations sans aucune valeur ajoutée, réparties tout au long de votre semaine.

Sur un espace d'une centaine de postes avec un turnover normal, cela représente plusieurs manipulations hebdomadaires — et chacune est une occasion d'erreur. Un accès resté actif après la fin d'un contrat, c'est une faille de sécurité ; un accès non activé le jour de l'arrivée, c'est une première impression ratée.

La traçabilité, l'aspect qu'on oublie

Au-delà de l'ouverture des portes, un système d'accès moderne enregistre et historise les passages. Cette visibilité sur qui est présent dans l'espace, et à quel moment, sert bien plus souvent qu'on ne l'imagine.

  • En cas d'incident — dégradation, vol, litige entre membres — l'historique permet de reconstituer les faits sans accuser personne à l'aveugle.

  • En cas d'urgence, savoir qui se trouve dans le bâtiment est une information de sécurité, notamment lors d'un exercice d'évacuation.

  • Pour piloter votre activité, les données de passage complètent utilement vos réservations : elles vous disent qui vient vraiment, et quand. Croisées avec votre taux d'occupation par zone et par créneau, elles distinguent l'occupation commerciale de l'occupation réelle.

Une précaution s'impose toutefois : ces données concernent des personnes. Informez vos membres de ce qui est enregistré, limitez la durée de conservation, et n'y accédez que pour un motif légitime.

La solution qui supprime le problème

Le meilleur système d'accès est celui que vous n'avez pas à administrer. Concrètement : votre logiciel de gestion est connecté à votre système de contrôle d'accès, et le profil d'accès découle du contrat.

Vous créez un nouveau client ? Son compte est automatiquement créé sur le contrôle d'accès, et les droits d'ouverture de porte dont il a besoin sont configurés sans erreur. Son contrat se termine ? Les accès se coupent à la date prévue, sans que personne ait à y penser. Vous n'avez plus qu'à aller prendre un café avec lui.

C'est spécifiquement pour automatiser ce type de tâches répétitives sans valeur ajoutée que nous avons conçu Tydeck, le logiciel de gestion de coworking. En intégrant des solutions comme Welcomr ou Salto, la gestion des droits de chaque coworker se fait sans aucune intervention de votre part. Le contrôle d'accès n'est d'ailleurs qu'un des chantiers d'automatisation qui font gagner du temps à un gestionnaire — nous les avons classés par ordre de rentabilité dans notre guide pour automatiser la gestion de son espace de coworking.

Et pour un flex office ou un bureau opéré ?

La logique est identique, avec deux nuances. Les volumes d'utilisateurs sont souvent plus élevés et les rotations plus rapides, ce qui rend l'automatisation encore plus rentable. Et les entreprises clientes arrivent fréquemment avec leurs propres exigences de sécurité — badges d'entreprise existants, politique informatique, contraintes d'audit. Vérifiez donc, avant de vous engager, que votre système accepte de coexister avec celui de vos clients plutôt que de le remplacer.

En conclusion

Il n'y a pas de meilleure technologie dans l'absolu : il y a celle qui correspond à la taille de votre espace, à votre budget et surtout au temps que vous êtes prêt à y consacrer chaque semaine. Sous cinquante postes, un badge bien géré suffit largement. Au-delà, le smartphone couplé à votre logiciel de gestion devient rapidement la seule option raisonnable — non pas parce qu'elle est plus sûre, mais parce qu'elle vous rend vos heures.

Si vous êtes en phase de conception, notre guide des différents types de zones d'un espace de coworking vous aidera à définir quels profils d'accès prévoir pour chacune.

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